Ce que l’immigration dit du vivant
Ce que l’immigration dit du vivant. Par Franck Nzila Malembé On parle souvent de l’immigration comme d’un retour de bâton, une vengeance de l’Histoire, un boomerang colonial lancé par le passé et revenu frapper les puissances occidentales. Mais ce n’est pas le cas. Il ne s’agit pas d’un acte de revanche, encore moins d’un projet de recolonisation. Ce mouvement des populations est d’abord une réponse organique, presque instinctive, du vivant lui-même. Lorsque l’on dérègle l’équilibre d’un monde par la conquête, l’exploitation et la prédation, il n’est pas surprenant que la nature — humaine, sociale, écologique — cherche à se rééquilibrer. Il n’y a pas de volonté de nuire, seulement une volonté de vivre. Et pendant que ce phénomène suit une logique de survie, certains responsables politiques comme le nouveau ministre de l’Intérieur, M. Bruno Retailleau, préfèrent faire de l’immigration un épouvantail électoral, misant sur la peur pour exister dans l’arène politique. Il est temp...